Le site de la BBC fait peau neuve !

7 03 2008

Utilisateur depuis longtemps du site de la BBC j’ai remarqué il y a quelques jours une nouvelle page d’accueil.

bbc

C’est tout simplement beau. Les différentes rubriques peuvent être déplacées par glisser-déposer grâce à la programmation qui fait appel à l’ajax. Les couleurs et les rubriques à afficher sont également personnalisables.

Les sites des chaînes télévisées et radio françaises font pâle figure à côté de ce beau site, par ailleurs très riche en contenu !




La Convention de Vienne et l’Internet

10 12 2007

La convention de Vienne du 11 avril 1980 sur les contrats de vente internationale de marchandises s’applique t-elle en cas d’achat par Internet ?

Avant de répondre à la question il est nécessaire de présenter en quelques mots cette Convention. Elle a vocation à s’appliquer à tous les contrats de vente internationales de marchandises sauf si les parties au contrat en disposent autrement. Il faut en effet une disposition expresse dans le contrat pour pouvoir en écarter l’application.

Cette convention se substitue aux droits nationaux dont relèvent les parties. Cela veut dire que la convention réglemente l’ensemble des aspects du contrat : le fond et la forme, indépendamment du droit des Etats. Il s’agit de ce que l’on appelle le droit uniforme.

La convention a pour vocation à s’appliquer en cas de vente de marchandise. Par conséquent, en cas de prestation de service, elle ne s’appliquera pas (art. 3). L’article premier précise par ailleurs les cas où la convention s’applique :

  • il faut que les États où se situent les parties aient ratifier la convention : ils sont actuellement au nombre de 70. Par exemple, le Brésil n’a pas, encore ratifié cette Convention.
  • que les règles du droit international privé conduisent à appliquer la loi d’un État.

L’internet n’étant qu’un moyen de communication, la convention de Vienne a bien entendu vocation à s’appliquer si les conditions posées au chapitre 1 sont remplies. En effet, la Convention de Vienne ne s’applique pas aux ventes :

  • si les marchandises [sont] achetées pour un usage personnel, familial ou domestique, à moins que le vendeur, à un moment quelconque avant la conclusion ou lors de la conclusion du contrat, n’ait pas su et n’ait pas été censé savoir que ces marchandises étaient achetées pour un tel usage ;
  • aux enchères ;
  • sur saisie ou de quelque autre manière par autorité de justice ;
  • de valeurs mobilières, effets de commerce et monnaies ;
  • de navires, bateaux, aéroglisseurs et aéronefs ;
  • d’électricité.

Le premier point est le plus intéressant : la Convention de Vienne ne s’applique que dans les contrats de vente entre professionnels. Si un consommateur achète par exemple aux Etats Unis, cette Convention ne s’appliquera pas, sauf si le site Internet qui vend la marchandise ignore qu’il a affaire à un consommateur. Ce peut être le cas de l’achat d’un appareil photographique par un photographe professionnel.

Par ailleurs, ce n’est pas le type de marchandise qui est important au regard de la Convention mais l’intention qu’à l’acheteur (Bundesgerichtshof, Allemagne, 31 octobre 2001, Internationales Handelsrecht, 2002, 16.)

L’autre point important concerne les achats via enchères qui ne sont pas concernés. Il s’agit bien sûr des enchères telles que les pratiquent les commissaires priseurs en France. En d’autres termes, les achats via les plateforme de courtage comme Ebay ne relèvent pas de cette exception. De toute manière, un consommateur qui achèterait via une plateforme de courtage releverait des dispositions relatives aux achats personnels.

Les autres exceptions sont motivées par le fait d’éviter d’entrer en conflit avec des règles impératives d’États.

Pour conclure on peut dire qu’une personne achetant une marchandise pour son usage personnel ne sera jamais soumise à la Convention de Vienne. En revanche, un site de commerce életronique pourra, lui, y être soumis, à moins qu’il n’en décide autrement.




L’Iphone sans abonnement partout en Europe ?

23 11 2007

La liste des pays où l’Iphone sera disponible sans abonnement s’allonge :

  • En France où la vente liée est interdite, comme nous l’avons vu dans un précédent article
  • En Belgique où le simlockage des téléphones est interdit. Cette interdiction se fonde sur l’article 54 de la loi du 14 juillet 1991 qui prohibe les ventes liées (Ordonnance de la chambre du conseil du tribunal correctionnel de Namur du 7 janvier 2004, disponible sur le site de l’Observatoire belge des droits de l’Internet).
  • En Allemagne où le Landgericht Hamburg (équivalent allemand du TGI français) saisi par Vodaphone a rendu une injonction préliminaire au sujet de la vente liée de l’Iphone avec un abonnement de 24 mois pat T-mobile. En attendant la décision sur le fond, les téléphones doivent pouvoir être déverouillés manuellement. De ce fait, selon T-Mobile, l’Iphone devrait être vendu seul 999 €.

Il est fort à parier que la liste de ces pays ne va cesser de s’allonger. La question de l’intérêt et surtout de la pérennité des contrats exclusifs signés par Apple avec les différents opérateurs se pose dorénavant.




Quelle est la loi applicable en cas d’achat international ?

30 10 2007

Pour le consommateur, cette question qui peut de prime abord lui paraître anodine est en fait extrêmement importante. En effet, en cas d’inexécution par l’une des partie de son contrat, il est important de savoir quelle loi sera appliquée. En cas de litige relatif à un achat sur un site britannique ou même américain, le droit français n’est pas forcément applicable.

La Convention de Rome de 1980 qui réglemente la loi applicable aux contrats internationaux pose comme principe de base la liberté de choix des parties de soumettre leur contrat à une loi donnée (art. 3). Cette liberté de choix peut être limitée dans certains cas, notamment pour les contrats conclus avec des consommateurs.

Pour les contrats conclus avec les consommateurs, la première question à se poser est de savoir qui a pris l’initiative de la vente : est-ce le site qui a démarché l’acheteur ou ce dernier s’est-il rendu sur le site à sa propre initiative ? Lisez la suite de cette entrée »




Quelle fiscalité pour le e-commerce international ?

25 10 2007

L’avantage indéniable de l’Internet et du e-commerce est la possibilité d’acheter des produits ou des services sur des sites étrangers. Je ne vais m’intéresser ici qu’aux aspects fiscaux du e-commerce. Il s’agit ici d’exposer les règles générales : certains produits comme l’alcool, les boissons alcooliques ou le tabac relèvent de règles particulières, dérogatoires. Comme dans de nombreux cas, il faut distinguer entre le commerce au sein de l’Union européenne et le commerce hors Union européenne. Lisez la suite de cette entrée »