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Articles avec le mot clé ‘commerce électronique’

Quelle réglementation pour les soldes ?

24 juin, 2009 Jérôme Commentaires désactivés

À l’occasion de l’ouverture des soldes d’été, voici un point sur la réglementation de ceux-ci. Pour mémoire, la réglementation a évolué depuis le début de l’année. Le code de commerce définit précisément ce que sont les soldes.

Il s’agit des “ventes qui, d’une part, sont accompagnées ou précédées de publicité et sont annoncées comme tendant, par une réduction de prix, à l’écoulement accéléré de marchandises en stock et qui, d’autre part, ont lieu durant les périodes définies” (art. 310-3 c. com). Il est nécessaire que les produits soldés aient été proposés à la vente et payés [par le commerçant] depuis au moins un mois à la date de début de la période de soldes considérée. Lire plus…

Conditions générales de vente : protégeables ou non ?

6 février, 2009 Jérôme Commentaires désactivés

Les conditions générales de vente qui forment avec les conditions particulières le contrat qui lient commerçant et client peuvent-elles être protégées à quelque titre que ce soit ? La CCI de Paris a publié un contrat type de commerce électronique [pdf] afin de faciliter la rédaction par les commerçants de leur contrat.

Ce contrat type n’est toutefois pas totalement adapté à chacun. Il peut donc être nécessaire d’y apporter quelques modifications. Ce genre de contrat type n’est pas protégé par le droit d’auteur en raison de leur manque d’originalité. Lire plus…

Clauses abusives : au tour d’Amazon !

19 novembre, 2008 Jérôme Commentaires désactivés

La liste des e-commerçants condamnés pour clauses abusives dans leurs conditions générales de vente s’allonge avec la condamnation par le Tribunal de Grande Instance de Paris le 28 octobre 2008. Trois types de clauses ont été considérées comme abusives : les premières concernent les conditions générales de vente proprement dites, d’autres concernent les conditions relatives à la protection des données personnelles et enfin les dernières ont rapport avec le programme Market Place. Nous allons voir plus en détail ces différentes catégories de clauses jugées abusives.

Les conditions générales de vente abusives

Ici, 3 clauses contractuelles sont mises en cause par les magistrats. Lire plus…

La revente de billet de spectacle sur Internet

6 août, 2008 Jérôme Commentaires désactivés

La 9ème édition du Festival du Bout du Monde qui aura lieu dans quelques jours à Crozon affiche complet depuis quelques semaines. Les organisateurs ayant volontairement limité le nombre de spectateurs, une pénurie de billets est rapidement apparue. Afin de profiter de l’aubaine, la demande de billet restant forte, des possesseurs de billets ont décidé de les revendre sur des sites d’enchères, à des prix bien plus élevés : le double voire le triple de celui imprimé.

Des vendeurs proposaient ces billets sur le site d’Ebay qui a été mis en cause par les organisateurs du festival. Le fondement de l’action des organisateurs est astucieuse. Le festival bénéficiant comme la plupart de subventions publiques, la revente des billets est soumise à la loi du 27 juin 1919 limitant le prix de cette revente au prix fixé par l’organisateur. Cela signifie que la revente en elle même n’est pas illégale, c’est la  “prime quelconque” (article 1er de la loi), le bénéfice retiré de la vente, qui rend l’opération illicite. Lire plus…

Peut-on revenir sur une rétractation ?

29 juillet, 2008 Jérôme 2 commentaires

En matière de commerce électronique, les consommateurs bénéficient dans de nombreux cas d’un droit, discrétionnaire, de rétractation (art. L121-20 c. conso.). Ce droit permet pendant 7 jours à un consommateur de renoncer à un achat fait à distance, notamment sur un site de commerce électronique. Une fois que le consommateur a indiqué au professionnel qu’il entendait bénéficier de ce droit, peut-il y renoncer ? En d’autres termes peut-on se rétracter de sa rétractation ?

La question peut légitimement se poser dans la mesure où on peut imaginer un consommateur versatile qui change d’avis et envoie un e-mail ou téléphone au professionnel pour se repentir.

La Cour de Cassation a tranché la question au début de l’année en précisant que “l’exercice par M. Y… de son droit de rétractation avait entraîné l’anéantissement du contrat“. Cela signifie que dès l’instant où un consommateur exerce son droit de rétractation, le contrat le liant au professionnel n’existe plus. Dans la mesure où le contrat n’existe plus, il est dès lors impossible de se repentir de l’exercice du droit de rétractation. Le consommateur devra dès lors renvoyer l’objet reçu au professionnel lequel devra à son tour rembourser le prix versé.

Si le consommateur souhaite à nouveau bénéficier du produit ou du service qu’il avait commandé, il devra repasser une nouvelle commande. Dans ce cas, rien ne dit que les conditions du contrat seront les mêmes que précédemment. En tout état de cause le consommateur bénéficiera, à nouveau, d’un délai de rétractation.